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L’Hôtel Dieu raconté par les habitants de la métropole.

1. Un hôpital hospitalier

L’accueil et le soin pour tous

L’Hôtel‑Dieu représentait « l’hôpital par excellence » pour la plupart des Clermontois. Fidèle à l’étymologie latine du terme (hospitalis), il incarnait l’idée même d’accueil : une maison hospitalière et bienveillante pour tous, quelle que soit leur appartenance sociale et culturelle. L’Hôtel‑Dieu, c’était à la fois le service public de qualité et le lieu qui avait vu naître nombre d’entre eux.

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Un emblème du paysage clermontois

L’Hôtel‑Dieu est un véritable monument du paysage clermontois, à la fois remarquable par son architecture et témoin d’un service public hospitalier en cœur de ville. À son sujet, les habitants évoquent souvent un souvenir d’hospitalisation ou de visite, mais également le bâtiment lui-même et sa belle façade imposante en pierre noire volcanique. Cet « hôpital-cathédrale » que l’on traversait parfois pour raccourcir son trajet, c’est une partie de l’histoire de la ville.

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2. Des symboles et de l’affect

Les religieuses et la morale

« L’Hôtel‑Dieu, c’est la maison de Dieu », comme le rappellent si bien les habitants. L’architecture témoigne de cette dimension religieuse en certains endroits, comme la chapelle. Beaucoup se souviennent des sœurs en cornette qui faisaient partie du personnel soignant jusqu’aux années 60, mais aussi des jugements moraux auxquels il fallait parfois faire face, notamment à la maternité.

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Souvenirs et émotions

Beaucoup d’habitants évoquent des images très précises, des petits riens ou des tournants de vie qui font naître quelques larmes ou un éclat de rire. Pour certains, c’est la naissance des enfants et la nostalgie des années passées, pour d’autres la maladie qu’ils ont dû affronter, ou la perte d’un proche. Tous gardent en tête la qualité des soins et la gentillesse du personnel.

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3. Un espace qui sollicite l’imaginaire

L’Hôtel‑Dieu, vintage mais innovant

L’Hôtel‑Dieu avait un côté vintage, pour ne pas dire vieillot voire « très, très vieux ». De nombreux témoignages évoquent les salles communes partagées par des paravents, les longs couloirs labyrinthiques, le sol en damier noir et blanc : un décor « de film d’horreur » peu compatible avec l’idée que l’on se faisait d’un hôpital moderne. Et pourtant, l’Hôtel‑Dieu a aussi été à la pointe de la modernité, par exemple grâce au Professeur Bruat, inventeur de la chirurgie endoscopique qui figure parmi les plus grandes avancées médicales.

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Les éléments du décor

Les équipements étaient conformes au décor : lits à barreaux dépourvus de roulettes, uniformes vieillots fermés par des « yoyos », appareils d’imagerie médicale faisant figure d’antiquités ou de « dinosaures »… Si nombre de professionnels s’en souviennent avec humour, ils rappellent aussi une ambiance bon enfant et une forte solidarité.

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Goûter, voir, entendre, sentir… et ressentir

L’odeur du café au distributeur, celle de l’éther… Le goût de la purée des plateaux repas, celui d’un flan… Les pleurs de bébés à la maternité, les cris des malades dans les salles communes, le bruit des charriots dans les couloirs… La vue sur le Puy-de-Dôme, celle sur le voisin de chambre… Des odeurs, des goûts, des sons, des images, des sensations de chaud et de froid, de toucher : tous les sens des habitants sont en éveil lorsqu’ils se souviennent de l’Hôtel‑Dieu…

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4. Des « petits mondes »

Les figures de l’Hôtel‑Dieu

L’infirmière, le médecin, la bonne sœur, la sage-femme, le « patron », la surveillante, le gardien, le militaire, le plus énigmatique « Belphégor » : toutes ces figures de l’Hôtel‑Dieu constituaient un « petit monde à part ». Un petit monde qui accueillait et soignait un autre petit monde, avec ses propres figures : le malade, la parturiente, le nouveau-né, le visiteur, le clochard… Mais, comme certains le rappellent, le tableau ne serait pas complet sans les autres fidèles habitants de l’Hôtel‑Dieu : cafards, rats, mouches et autres matous.

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Des moments et des rencontres

Les « petits mondes » de l’Hôtel‑Dieu, ce sont autant de rencontres : entre professionnels, entre patients, entre professionnels et patients, entre professionnels et visiteurs, entre patients et visiteurs, etc. Les témoins se souviennent tantôt simplement d’un regard ou d’un visage, tantôt de moments partagés, d’un mot réconfortant ou d’une attention, mais aussi parfois d’un mot blessant : tous ces petits moments d’échanges qui fabriquent les souvenirs d’un lieu.

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Un espace très féminin

La mémoire de l’Hôtel‑Dieu est avant tout féminine. D’abord car une grande part du personnel était composée de femmes. Ensuite parce que « la mater » et « la poly » étaient surtout fréquentées par des femmes. Enfin parce que les enfants qui se rendaient aux services pédiatriques étaient le plus souvent accompagnés de leur mère. Beaucoup des histoires livrées ici sont donc des histoires de femmes, qui témoignent aussi de la condition féminine et de son évolution.

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5. Les coulisses : l’hôpital raconté par les professionnels

Le rire pour supporter le pire

Pour rendre supportable un quotidien éprouvant rythmé par la maladie, la douleur et la mort, les professionnels de santé ont recours à l’humour et à la fête. Ces moments, parfois carrément subversifs, suspendent le temps et transforment l’espace. Les murs, les greniers, la fontaine et même la statue de la cour ont été témoins de rires, détournements et débordements festifs dont voici ici un aperçu…

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Les petits secrets de l’Hôtel‑Dieu

Des anecdotes de bizutage, des transgressions qui ont marqué les souvenirs, mais aussi des histoires un peu cachées… Se dessine une époque, bien avant la guerre, où les adoptions pouvaient se faire directement, comme ça, sans papier ; où les grossesses n’étaient pas toutes déclarées ; où les morts redevenaient vivants pour repartir chez eux sans que la famille n’ait à payer le corbillard…Mais c’était toujours pour « rendre service au public ».

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Histoires de « famille »

Pour la plupart des professionnels, l’organisation de l’Hôtel‑Dieu est assimilés à celle d’une famille. De nombreux agents étaient d’ailleurs parents : entrés à l’hôpital par connaissance, y ayant rencontré leur futur époux ou épouse… La famille, ce sont aussi des querelles – entre collègues, entre services –, mais sans jamais se départir d’un esprit de solidarité qui était la marque de cet hôpital.

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